Jérôme Seguin

Candidat
Jérôme
Seguin
Viticulteur
Établissement
Dates-clés
2005

Je rejoins l'exploitation familiale

Présentation
Pourquoi l'agriculture ?

Vers 1850, Alexis SEGUIN vigneron à Gevrey-Chambertin était propriétaire d’un petit domaine, il greffait aussi la vigne.

La crise du phylloxéra lui permit de se mettre en valeur : il fut l’un des premiers et certainement un pionnier en Bourgogne à greffer avec des bois américains pour lutter contre cette maladie. De nombreuses récompenses concernant le greffage de la vigne lui furent attribuées à la fin des années 1890.

Le domaine dans les années 1920 fut ensuite partagé à ses trois enfants, Aristide, Blanche et Hippolyte. Ce dernier hérita principalement de la maison et de la parcelle de Craipillot d’une surface de 0 HA 50 située juste devant celle-ci et de quelques autres petits lopins de vignes.

Pendant les années agitées entre les deux conflits mondiaux, Hippolyte continue de greffer la vigne, se consacre à l’horticulture et vinifie environ 1 hectare. Aristide, capitaine de l’armée de l’air devient maire de Gevrey-Chambertin. Blanche se consacre à sa famille.
A partir de 1950, Pierre, le fils d’Hippolyte commence à acheter des vignes et est l’artisan de la reconstruction du domaine. Il achètera une parcelle au lieudit « Reniard » qu’il replantera en intégralité (1 hectare). La construction d’une cave cuverie a été réalisée en 1960, ce qui à cette époque constituait un petit événement.

Suite à l’arrêt d’ activité de Monsieur Jantot où il travaillait à mi-temps, il achètera une parcelle de Lavaux (0 HA 10) ainsi qu’une parcelle de Craipillot (0 HA 25) et rependra à son compte l’exploitation des vignes de son père ; le domaine compte alors 2.5 hectares.
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Vers 1850, Alexis SEGUIN vigneron à Gevrey-Chambertin était propriétaire d’un petit domaine, il greffait aussi la vigne.

La crise du phylloxéra lui permit de se mettre en valeur : il fut l’un des premiers et certainement un pionnier en Bourgogne à greffer avec des bois américains pour lutter contre cette maladie. De nombreuses récompenses concernant le greffage de la vigne lui furent attribuées à la fin des années 1890.

Le domaine dans les années 1920 fut ensuite partagé à ses trois enfants, Aristide, Blanche et Hippolyte. Ce dernier hérita principalement de la maison et de la parcelle de Craipillot d’une surface de 0 HA 50 située juste devant celle-ci et de quelques autres petits lopins de vignes.

Pendant les années agitées entre les deux conflits mondiaux, Hippolyte continue de greffer la vigne, se consacre à l’horticulture et vinifie environ 1 hectare. Aristide, capitaine de l’armée de l’air devient maire de Gevrey-Chambertin. Blanche se consacre à sa famille.

Fin de vendanges - 1953
Fin de vendanges 1953 - Pressoir ambulant

A partir de 1950, Pierre, le fils d’Hippolyte commence à acheter des vignes et est l’artisan de la reconstruction du domaine. Il achètera une parcelle au lieudit « Reniard » qu’il replantera en intégralité (1 hectare). La construction d’une cave cuverie a été réalisée en 1960, ce qui à cette époque constituait un petit événement.

Suite à l’arrêt d’ activité de Monsieur Jantot où il travaillait à mi-temps, il achètera une parcelle de Lavaux (0 HA 10) ainsi qu’une parcelle de Craipillot (0 HA 25) et rependra à son compte l’exploitation des vignes de son père ; le domaine compte alors 2.5 hectares

Hippolyte Seguin
Hippolyte Seguin - cuverie - 1970

En 1973, la construction d’une nouvelle cave jouxtant la première et de locaux pour abriter le matériel agrandissent le domaine.

C’est en 1977 que Gérard, fils de Pierre s’implique dans l’exploitation et achète sa première vigne au lieudit « Reniard » (0 HA 45), c’est aussi le début de la commercialisation en bouteilles.

De ma formation à mon installation

BAC Vigne et Vin

Mon exploitation
Présentation

Depuis la mort de son père en 1990, Gérard n’a pas cessé d’agrandir et de moderniser l’exploitation : dès 1991, de nouveaux hébergements sont construits dont un caveau de dégustation qui permet le développement de la vente en bouteilles.
En 1995, Chantal, l’épouse de Gérard viendra seconder celui-ci dans les nombreuses tâches administratives et autres travaux de la cave et du vignoble.

De nouvelles acquisitions de parcelles de vignes viennent augmenter la gamme de vins du domaine :
- 1990 : achat de parcelles de Bourgogne à Gevrey-Chambertin (0 HA 50)
- 1992 : achat de parcelles de Bourgogne à Chambolle-Musigny (0 HA 37)
- 1994 : achat de parcelle de Gevrey-Chambertin « 1er Cru Lavaux » (0 HA 10)
- 1995 : achat de parcelle de Gevrey-Chambertin « Les Crais » (0 HA 17)
- 1996 : achat de parcelle de Chambolle-Musigny « Derrière le Four » (0 HA 30)
- 1998 : achat de parcelles de Gevrey-Chambertin « Les Crais » (0 HA 23)
- 2000 : achat de parcelle de Gevrey-Chambertin « La Justice » (0 HA 41)
- 2006 : achat de parcelles de Fixin « La Place » et « Foussotte » (0 HA 57).
- 2014 : achat de parcelle de Marsannay « En Batayart» (0HA 24)

En 2006, Jérôme, le fils de Chantal et Gérard termine ses études de viticulture œnologie à Beaune et intègre l’exploitation de ses parents.

La construction d’une nouvelle cave cuverie attenante aux bâtiments existants devient une urgence suite aux achats de vignes successifs et la commercialisation de l’ensemble de la production en bouteilles ; celle-ci sera réalisée en 2006 et achevée juste avant les vendanges.

Par ailleurs, le domaine exploite en fermages, pour le compte de particuliers 0 HA 55 de vignes en AOC Village.

Aujourd’hui, le domaine exploite 6.25 hectares intégralement plantés en pinots noirs et exporte 50% de sa production.

Les atouts de mon exploitation

- petite structure familiale en nom propre avec plusieurs appellations sur plusieurs communes
- diversification de notre offre

Mon savoir-faire
Présentation

L'entretien du terroir

A l'aide d’un enjambeur moderne et performant, chaque hiver, nous faisons un buttage de la vigne en profondeur qui permet de protéger celle-ci des grands froids, de couper les racines superficielles, d’enterrer les herbes (engrais vert naturel), de drainer les parcelles et d’éviter le tassement.
Au printemps, nous procédons au débuttage et au griffage, et, à l’aide d’interceps hydrauliques, nous coupons l’herbe au fur et à mesure des levées. Nous effectuons ainsi, au total, six à sept passages pour labourer nos vignes tout au long de l’année.
Le travail à la main demeure lui aussi prépondérant et commence par la taille qui est l’une des opérations les plus importantes pour la pérennité de la plante et pour la qualité du raisin ; elle détermine souvent le rendement de la vigne.

La taille Guyot simple est pratiquée en ayant soin de ne laisser que sept yeux par cep de vigne. On préservera cette taille en enlevant les pousses au pied de chaque cep, c’est l’ébroussage ou évasivage pratiqué début mai quand la vigne débourre.

Nous veillons aussi à supprimer les yeux doubles qui poussent sur le cep pour ne conserver que sept branches. L’étape suivante est le palissage lui aussi très important car il évite l’entassement de végétation nuisible à l’aération des raisins qui pourrait favoriser le botrytis.
En cas de sortie de raisins trop généreuse (on peut compter souvent jusqu’à quinze raisins par pied), la vendange en vert est pratiquée après nouaison en ayant pour objectif de ne laisser que sept raisins par pied de vigne, quantité suffisante pour obtenir un rendement satisfaisant de l’ordre de 40 hectolitres à l’hectare.
La vendange en vert est pratiquée pour optimiser la maturité et la concentration des composés phénoliques.
Trois ou quatre écimages sont effectués à la machine et permettent d’éliminer les jeunes pousses qui épuisent le cep ; le passage de l’enjambeur s’en trouve facilité pour effectuer le labourage et les traitements phytosanitaires.
Il est en effet nécessaire d’intervenir pour lutter contre les parasites : nous suivons, à cet effet, les conseils prodigués par le service de la protection des végétaux. Les interventions sont raisonnées et raisonnables : des observations sont faites régulièrement, le traitement de sulfatage systématique n’existe plus au domaine. Dans la mesure du possible, la lutte contre les vers de la grappe est réalisée à l’aide de capsules de confusion sexuelle évitant les traitements à base de poison.
Le respect des méthodes traditionnelles reste donc de rigueur tout en employant des moyens modernes. En travaillant de cette façon, nous espérons ainsi préserver notre terroir si précieux.

Vidéos & Photos
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Les candidats du terroir
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L’engagement
du Crédit Agricole
Ce patrimoine nous est commun à tous. Aussi, avec Talents Gourmands,
le Crédit Agricole a décidé de valoriser les agriculteurs,
artisans et restaurateurs qui défendent leurs terroirs par la qualité de leurs produits. De par son implantation dans toutes les régions de France,
le Crédit Agricole est le partenaire de longue date des acteurs locaux des terroirs. Au travers des événements en région,
du site Internet Talents Gourmands, des opérations locales et nationales, nous mettons en lumière la richesse de nos régions et ceux qui y participent.