La Ferme des Gobettes
La Ferme des Gobettes
89 rue du mesnil
27260 Saint Sylvestre de Cormeilles
France
Achat d’une maison avec 5,5hectares de terrain.
Obtention des diplômes agricoles
Création de la Ferme des Gobettes en entreprise individuelle
Nous cultivons près de 200 variétés de légumes, uniquement issus de variétés anciennes.
Plantation de 300 fruitiers, pommes, poires, coings, figues, abricots, pêches, nashis, cerises, pour la plupart issus de variétés locales et anciennes.
Plantation de 200 fruitiers, pommes, poires, coings, figues, abricots, pêches, nashis, cerises, pour la plupart issus de variétés locales et anciennes.
Création du GAEC La ferme des Gobettes Arrivée de Charlotte en contrat de parrainage grâce à la Région Normandie.
Après dix années passées en tant que journalistes reporters sur les zones de guerre, nous avons eu envie de changer d'horizon. Trouver un endroit pour fonder une famille et y développer une activité qui a du sens. Très vite, l’idée de nourrir sainement les gens et de développer une exploitation respectueuse de son environnement s’est imposée à nous. Intégrer un territoire et en faire partie, réellement partie était aussi au coeur de nos préoccupations c’est pourquoi nous participons activement à la vie associative locale et la Ferme sert de lieu d’accueil à des évènements que nous avons créés ou auxquels nous participons.
Elsa connaissait le pays d’Auge pour y avoir travaillé en tant que jeune journaliste. Nous savions que c’était un endroit préservé, un paysage de bocage avec une agriculture à taille humaine et nous avons vite décidé de chercher notre terrain dans cette région. Nous avons eu la chance de trouver rapidement une maison avec 5,5hectares de prairie et deux grandes mares, ce qui correspondait à nos attentes. Aux abords de Cormeilles, une petite ville très dynamique où nous nous sommes très vite sentis chez nous. Thibault a ensuite obtenu un BPREA en maraîchage biologique en 2017 et Elsa a passé un bac pro "Productions horticoles" par correspondance pendant que nous attendions notre premier enfant. En 2018, nous avons officiellement créé la ferme des Gobettes. Gobettes, cela veut dire "grenouilles" en patois normand. Sur notre terrain, il y a plusieurs mares et des centaines de batraciens qui donnent des concerts impressionnants en été. Nous avions à coeur d’ancrer le nom de notre ferme dans son environnement et son terroir.
Notre ferme se situe dans le Pays d'Auge, à Saint Sylvestre de Cormeilles. Nous disposons d’un terrain de 5.5 hectares. Nous cultivons aujourd’hui près de 1,5hectares de plein champs et 1500m2 de tunnels. De deux, nous allons passer à 3 associés courant 2023.
Nos légumes de saison, certifiés en agriculture biologique sont vendus en direct à la ferme tous les samedis et via une AMAP, que nous avons créée, le jeudi.
Nous fournissons deux restaurants locaux : le Tosny (chef Tony Potillon) à Epaignes et l'Atelier 110 (chef Jean-Pierre Faure) à Saint-Martin-aux-Chartrains. Depuis 2021, nous travaillons également avec trois restaurants parisiens qui ont à coeur de travailler avec des producteurs engagés et qui ne cuisinent aucune variétés hybrides. Deux Biocoop (Bernay et Lisieux) nous accordent aussi leur confiance.
Entre 2020 et 2021, nous avons planté plus de 500 arbres fruitiers basse tige. Au menu : pommes, poires, coings, nèfles, prunes, abricots, pêches. Et uniquement des variétés anciennes et locales comme par exemple La belle du Havre, La Belle Fille Normande, La Reinette du Neubourg, Bénédictins, Calville du Roy pour les pommes, Louise Bonne d’Avranches et Jeanne d’Arc pour les poires… Nous reproduisons aussi une variété de pêches, depuis le noyaux, dont la production a été entamée par l’arrière grand-père de Thibault. Aujourd’hui, trois générations après, ces pêchers se développent en Normandie et nous espérons un jour pouvoir la faire certifier.
Nous collaborons avec plusieurs organismes de formation. Nous avons à coeur de prouver que notre modèle, une ferme maraichère sur petite surface, non mécanisée et sans chimie, est rentable et reproductible. Notre ferme est rentable (nous pouvons nous payer deux salaires décents tout en gardant de quoi financer nos projets) depuis la 2e année de production. Nous voulons partager avec les fermes qui s’installent ce qui a marché pour nous.
En février, une collaboration avec Larousse, va nous permettre de partager ces techniques avec les particuliers à travers un guide de maraichage que nous avons écrit.
Nous avons développé un atelier de poules pondeuses élevées en pâturage grâce à une bétaillère transformée en poulailler mobile. Nos poules changent de parcours toutes les 3-4semaines pour être toujours sur herbe et avoir de quoi manger en dehors du grain bio que nous leur donnons.
- Un rayonnement ultra local
Nous vendons la quasi-totalité de notre production dans un rayon de 20 kilomètres autour de la ferme. À notre arrivée, nous avons organisé des réunions publiques pour créer une AMAP, association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Une cinquantaine de famille sont abonnées pour avoir des paniers de légumes toutes les semaines. Aujourd'hui, nous satisfaisons en légumes plus d'une centaine de familles. Il nous était essentiel de trouver une clientèle locale, de nourrir les gens autour de nous. Le fait de participer à la vie locale nous a permis de nous intégrer facilement. Aujourd’hui la ferme travaille avec l’office du tourisme du Canton et accueille même des évènements. Cette année nous avons rassemblé près de 200 personnes lors des portes ouvertes de la ferme. Partager des choses ensembles, c’est aussi ça notre conception du terroir.
- Des variétés choisies pour le goût et la santé
Nous cultivons uniquement des variétés anciennes reproductibles. Au total, plus de 200 variétés de légumes sont cultivées sur la ferme comme le poireau Monstrueux de Carentan ou le melon sucrin de Honfleur dont les graines se passe de jardiniers normands à jardiniers normands et qui est impossible à trouver dans un catalogue de semences. Nous avons aussi réussi à mètre la main sur une variété de haricots oubliée: le coco plat de Pont Audemer. Nous avons commencé à reproduire quelques graines. Dans quelques années, nous espérons que ce travail payera et que nous pourrons recommercialiser cette variété ultra-locale. Nous reproduisons aussi une vingtaine de variétés de tomates qui sont donc désormais « normandes ». Nous ne produisons aucune variété hybride, pourtant autorisées en bio. Un choix fort parce qu'il se fait parfois au détriment de la productivité (on estime qu’avec des variétés hybrides nous augmenterions notre CA de 10% pour la même charge de travail), ou des résistances à certaines maladies, mais motivé par les qualités gustatives et nutritionnelles de ces variétés.
- Faible empreinte environnementale
Peu de machines, non-utilisation d'engrais chimiques ou de produits phytosanitaires (même ceux utilisés en BIO), achat de matériel d'occasion, récupération de l'eau de pluie via les mares, circuits courts, stockage de matières carbonées dans les sols... Nous nous efforçons de limiter l'empreinte de notre activité. Avec la création d’une nouvelle mare, la plantation de 500 fruitiers et de haies, nous voulons contribuer à la préservation et à l'augmentation de la biodiversité. Cette faible dépendance énergétique et en amendements nous permet de maintenir nos prix malgré les différentes crises qui ont fait exploser nos charges (covid, énergie, guerre en Ukraine…).
Depuis la création de notre ferme, nous utilisons et développons des techniques de maraichage sur sol vivant. Notre façon de cultiver est guidée par deux principes : nous ne travaillons jamais le sol et le sol est toujours couvert. Pour cela, nous utilisons du broyât de déchets verts local, de la tonte et des feuilles apportées par des entreprises paysagistes voisines, de la paille et du fumier très pailleux d'un centre équestre de la commune.
Ces pratiques nous permettent d'améliorer la qualité de notre sol mais aussi de limiter l’arrosage car le paillage empêche l’évaporation. Cela nous permet aussi de réduire le temps dédié au désherbage. Les études montrent que produire dans un sol vivant donne des légumes plus goûteux et riches en nutriments.
Nous produisons l'intégralité de nos plants dans notre pépinière. Nous maîtrisons ainsi nos légumes tout au long de leur cycle, du semi de la graine à la vente des légumes.
On ne fait pas pousser que des choux sur notre terre lourde et argileuse ! Tomates, pastèques, aubergines et poivrons l’été. Courges, céleri rave, pommes de terre et poireaux l’hiver. Nous faisons pousser plus de 200 variétés de légumes différends tout au long de l’année. Parce que manger des légumes de saison, ne veut pas forcement dire monotonie et ennui! (voir atout2).
Nous avons proposé nos premières pommes à couteau à la vente à la ferme cette année et dès l’année prochaine, nous espérons vendre les jus de nos pommes grâce au pressoir associatif d’Epaignes "Les 3 pommes ».
Depuis 2021, nos clients sont heureux de manger les bons oeufs de nos poules de pâturage.
Le terroir, ce sont les gens qui nous entourent et nous soutiennent. Clients, agriculteurs, équipe municipale, nous avons bénéficié depuis notre installation à l’aide et la bienveillance de nos nouveaux voisins. En décembre 2019, une tempête a arraché l'une de nos serres. Le lendemain de l'accident, plus de 20 personnes sont venues nous aider. Un élan de solidarité qui nous a fait chaud au coeur et nous conforte dans notre implication locale.
Pour finir, si nous avons la chance de gagner un prix via ce concours, nous voudrions l’utiliser pour essayer de développer des variétés de raisins adaptés à notre climat car c’est un produit impossible à trouver au niveau local pour nos clients.
































